mercredi 29 août 2018

Triathlon L du Lévézou 25/08/2018


EPILOGUE


Une forte odeur de camphre remonte de mes mollets encore bien courbaturés. Deux jours après le Half du Levézou, je savoure encore les bénéfices d'une course idéale. Après les déboires rencontrés sur l'Alpsman (pas de tête) puis la contre performance dans les gorges de l'Ardèche (pas de jambes).....on pouvait réunir jambes et tête pour enfin retrouver des sensations à la hauteur de mes espérances.
Autre facteur, le soutient des proches qui sur place on su me donner la niaque et l'envie de me battre. Ma petite famille, avec ma chérie qui supporte aussi les journées d'un mari toujours en mouvement, le fiston hyper motivé, les beaux parents en visite......et la bande de ouf composée de JC, Fanette, Jean Michel, Coco.....qui m'ont plus que surpris quand, crampé sur les prolongateurs de mon Spé., j'entendais gueuler quelque part dans mon dos un « Aller Nico ». Le camion fiat gris de la fine équipe débouchant en trombe, me hérissant le poil et me boostant, on ne peut plus !
Ils me font penser à une camionnette de jeunes en partance pour la colonie de vacances. C'est top ! De les revoir, tous, au hasard du parcours vélo ou course à pied, à chaque fois le même délire et la même force renvoyée par ce wagon de supporters.

LA COURSE

Contrairement à la veille ou les prémices d'un début d'hiver s'étaient invités (12°C, pluie), il fait grand beau.
Le comité des supporter frigorifié, veille de la course

Le plan d'eau, veille de course.


La natation, on pourrait dire une natation idéale.

Crédit photo Ursula Perrier

Bien placé dans les pieds d'un gars sur les deux boucles avec sortie à l'australienne pour 2400m de glisse (1min26 au 100m).
Sortie à l'australienne
Crédit photo Ursula Perrier



Crédit photo Ursula Perrier
Annoncé 12 ième à la sortie du parc à vélo (4ième temps sur la transition), on sort à trois du parc.

Crédit photo Ursula Perrier


La partie vélo, sans être extrême, reste exigeante et ne laisse quand même pas trop de temps pour la rêverie, alternance de montées et descentes, courbes, virages etc.....finalement en prise du début à la fin pour 78 km et 1000 m de D+ de pur plaisir, sans étincelles, en gardant en tête l'idée qu'un semi reste à suivre et restant sur la réserve quand à l'état de forme du jour. Est ce que ça va suivre ?
Profil de la partie vélo
Crédit photo Nicolas Hodys

Crédit photo Nicolas Hodys


Donc, quand deux bolides décident d'attaquer comme des sagouins dans les cotes, je les laisse filer, pour poursuivre le reste de la partie vélo complètement esseulé, personne devant, personne derrière !
Le panneau de Villefranche de Panat apparaît comme par surprise, déjà !

Poser le vélo avec une transition, celle là, de Me....de ! Mon vélo ayant décidé de me faire un soleil alors que je cours encore à coté (bosse sur la route me faisant serrer le frein avant, blocage de roue, soleil du vélo.....le mec qui continue à courir tout seul sur 5 mètres.....bidon, chaussure, pièce du chifter au sol.....rassembler tout ça et repartir.)
Crédit photo Ursula Perrier

Crédit photo Ursula Perrier

....juste avant le soleil

Poser le vélo sur son rac, et ensuite la chaussure droite de course à pied trop serrée qui ne veut pas s'enfiler puis tu perds le gel glissé dans la jambe de la trifonction et que l'arbitre t'oblige à aller la chercher 20 en arrière....28 ième temps sur la T2....grrrrrrr !

Crédit photo Ursula Perrier

Crédit photo Ursula Perrier


Crédit photo Ursula Perrier

Crédit photo Ursula Perrier


Bon, là, maintenant survolté par la perte de temps occasionnée par tous ces éléas, ça part vite, trop vite, 14,6 km/h à la sortie de la bosse après le barrage....on va calmer le jeu, me remémorant la petite phrase de JC à la sortie du parc, « calme, prends ton temps ». On va calmer jusqu'à se sentir bien, km 5, la moyenne se stabilise à 13,7 km/h, mais vais-je pouvoir tenir les 16 bornes qui restent à cette allure ?

Les km s'enchaînent pourtant bien, et l'idée que je ne vais pas réussir à tenir longtemps comme ça me hante, pourtant, ça tient bon !
Crédit photo Nicolas Hodys

Crédit photo Ursula Perrier
Crédit photos Ursula Perrier


Crédit photo Ursula Perrier

Le premier tour de ce parcours vraiment ludique (passerelles, petites montées, bord de lac, gravier, sous bois etc....) facilite vraiment la tâche. Attaque du second tour, km 15, ça commence à tirer, mais l'allure tient toujours......j'en profite, toujours seul, personne en vue, les écarts sont d'environ 2 minutes avec le mec de devant et de derrière...on m'annonce N°10, j'en profite car, le matin même, je visai simplement un « sub 5h00 », persuadé de ne pouvoir sortir des déboires rencontrés sur les courses précédentes.
Crédit photo Nicolas Hodys

Crédit photo Nicolas Hodys
Les derniers kilomètres sont du pur plaisir, assuré de cette dixième place inespérée, je laisse un peu filer mon allure à l'approche de la ligne d'arrivée que je devine au son du speaker que je commence à percevoir.

Crédit photo Ursula Perrier

Crédit photo Ursula Perrier

Crédit photo Ursula Perrier


Les campings, le public plus dense, la dernière petite bosse, virage à droite, tapis bleu.....PAN, 4h27min51sec.

Crédit photo Nicolas Hodys

Pour finir, ben.....quand la forme est malgré tout de la partie, que les amis et la famille sont derrière toi, que la météo est au top.....c'est comme un buffet à volonté, tu te gaves !!! BURP !



dimanche 8 octobre 2017

Triathlon "S" de la Grande Motte 08-10-2017

Photo: Ursula Perrier

AVANT LA COURSE

Un beau dimanche ensoleillé pour acueillir le dernier triathlon de la saison, 15 jours après la belle aventure du gros Bearman Xtreme, il fallait quelque chose de plus doux pour clôturer la saison sur un air de vacances.

Photo: Ursula Perrier
C’est donc sur ce format ultra court mais d’autant plus intence que la saison tri se termine.
Photo: Ursula Perrier

Le vélo est vite déposé dans le parc, et, ça 
caille quand même pas mal. Bon, vu le format de course, on ne devrait pas avoir froid lontemps.
Un petit matin frisquet pour un départ prévu à 8h30. L’air doit être autour de 10°C, l’eau…à 17°C, mais avec un grand beau soleil et peu de vent. Qu’est ce qu’on peut attendre de mieux pour un 8 Octobre ?













 Pieds nus sur le sable, on attends finalement le départ lancé avec 15 minutes de décalage. Ca laisse un peu plus de temps pour s’échauffer. Pan ! 

NATATION

Photo: Ursula Perrier
Départ à gauche toute, au plus court pour rejoindre la première bouée. J’essayes de me caler dans les pieds des plus forts…..mais ça me fait sortir de ce que je m’étais dit, bien nager, pas nager vite, parce que je perds à gagner (!) en fréquence plutôt qu’à essayer de dérouler une natation bien posée, même sur ce genre de format.





Première bouée, quelques nageurs devant avec un trou, je m’accroche au groupéto en essayant de garder les pieds, aveuglé par le soleil pleine face pour caper sur la bouée N°2.

Retour vers la plage, meilleure visibilité, je sors la tête deux, trois fois pour viser la flamme noire disposée sur la plage, je tiens dans le groupe, tout baigne!



 Ca sortita en 12min 57 pour 850 mètres nagés (Strava), allure de 1min 31 au 100m, 11ième temps natation….ce que j’ignore à ce moment là.


T1

Cheminement rapide pour rejoindre le vélo, le parc m’a l’air bien plein, de bonne augure, combi enlevée sans trop de difficultés, casque, dossard, c’est parti.

VELO

Pousser le vélo sur les dalles gravillonnées avec les pieds gelés, quel régal !
Le vélo, du mal à faire rentrer deux bouts de bois dans les chaussures, aucune sensations au niveau de la plante des pieds, c’est parti pour deux boucles dans la Grande Motte avec les virages à 180°, les ralentisseurs, les bosses des racines de pins, mais ça, on connait déjà et on appui prudemment pour rouler en sécurité. Un petit vent de face, léger sur la portion droite vers Carnon. Je refais un, puis deux gars sur le premier tour, un coucou à Delphine après le premier demi-tour, le petit vent nous pousse maintenant. Je crois entendre des « allez Nico » sur le coté, je crois que c’est Cédric, ça fait chaud au cœur !
Photo: Cédric Veléjo

Deuxième tour, j’appuis un poil plus en essayant de tenir sur du 40Km/h dans les bouts droits, juste avant la fin de la section, je refais un quatrième coureur.
Seb et Greg sont sur la piste cyclable avant le rond point à droite, des supporters déchainés, c’est top !
Le dernier bout droit est là, la fin du vélo se profile déjà, défaire les velcros, ouille, j’ai les doigts en carton, du mal à chopper les velcros et à tirer le pied dehors, eux aussi en carton, avec le vent relatif sur la peau mouillée, j’ai l’onglet !

Photo: Ursula Perrier

La ligne qui marque la fin du parcours est là devant, entrechat, sauter juste avant la ligne pour continuer en trotinnant sur deux sabots insensibles.

Le vélo aura été fait à 37,8 Km/h, en 29min 19 (classement) 8 ième temps vélo.

T2

Le tour du parc à vélo est pénible sur ces foutues dalles. Poser le vélo, le casque au sol, vite, les pieds dans les pompes, pied gauche, grrrrr, ça chausse mais je n’arrive pas à relever le talon de la chaussure pour fermer le chaussage, pied droit….ok, re pied gauche, toujours pas, j’ai les doigts qui n’arrivent pas à tenir quoi que se soit, tant pis, lachant un juron, je pars comme ça, pied gauche avec le talon dehors, me disant que ça allait peut être rentrer dans l’ordre en courant, de toute façon, je ne sens rien….on y va !

COURSE A PIED

Premier kilomètre, je pars vraiment frais (à tous les sens du terme), j’avais levé un peu le pied sur la fin du vélo pour arriver sur le parc avec une respiration maîtrisée, sans être dans le rouge comme certaines fois. Une allure de 3 min 58 au kilo que je vais essayer de tenir, je pense que c’est jouable. Très vite devant moi j’aperçois un gars en point de mire, j’ai aussi vite l’impression que je m’en rapproche. Je regarde si ça peut le faire sans accélérer, km 2, je le rejoins….et le double, il ne s’accroche pas.
Je croise le premier, puis le second et ainsi de suite jusqu’au demi-tour ou j’en ai compté que........... 5 ( !), nom d’un chien, ça pourrait faire une belle course si je me donnais la peine. 

Les 2 bornes et demie qui restent, c’est même pas la distance qui me sépare du Parc Montcalm quand je vais courir depuis la maison, allé, du courage, on relance….d’autant que mes poursuivants ne sont pas vraiment loin, je les croise sur le Km 3, d’abord espacés puis toute une meute qui semble vouloir me croquer vif !

Photo: Ursula Perrier
Km3 couru en 3:57 / km, le 4 en 3:54, les encouragement de Greg et Seb me font beaucoup de bien, le 5 en 3:51…….les derniers 300m sont longs, souffle court, talon toujours en dehors de la chaussure gauche, je savoure maintenant cette ligne droite, un des arbitre me reconnait, il était présent à Amélie les Bains il y a 15 jours et m’encourage par un « Allez Bearman », je suis surpris, je souris, Steph mon Barbu invétéré est là un peu plus loin sur la gauche, il est mort de rire quand il me voit arriver, on se tape la paluche, je me détends enfin, l’arche d’arrivée est maintenant en vue, paf, c’est fait ! Je finis ce « S » en 1 h 04 min 22 sec, avec cette impression d’être arrivé à peine parti….un « S » c’est vraiment rapide !


Photo: Ursula Perrier


Photo: Ursula Perrier

Niveau résultats, ça me permet de me placer 6ième au scratch / 219 classés, 1ier V2M de ce tri de la Grande Motte…..en bénéficiant je pense de l’absence de pas mal de monde sur un week-end chargé de belles épreuves comme le Natureman ou le Tri de Cassis, j’aurais saisis cette opportunité pour me faire plaisir, c’est réussi !

La course à pied aura réussi à rester solide avec 15,2 km/h de moyenne, 17ième temps de cette section course à pied....peut quand même mieux faire!


Photo: Ursula Perrier  LA TEAM SUPPORTER

Un grand merci spécial à Ursula et Max qui ont fait l’effort de se lever à 6h00 pour m’accompagner, Max de faire la course Kids avec de looooongs bouts de course à pied dans le sable, Ursula d’être partout à nous encourager, avec la fidèle clochette reconaisable à des miles à la ronde.